Mais il n'est pas facile de parler d'amour, de l’unique Source de vie,
(Jean Vermeire, juin 1992) |
| Poverello, une maison pour les personnes seules et les sans-abris | ||
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Comment arrive-t-on au Poverello ? |
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Comment arrive-t-on au Poverello ? On peut plonger dans la pauvreté suite à toutes sortes de problèmes : revers financiers, tensions familiales, dépression, alcoolisme, traumatismes anciens. Malgré l’aide de la famille, des amis, des voisins, des services sociaux … la pente est difficile à remonter. Un jour, cela devient impossible, tous les ponts sont coupés. Il ne reste plus rien ni personne et on se cache dans l’anonymat de la grande ville. Les compagnons d’infortune refilent les bonnes adresses où il y a moyen de manger gratuitement ou presque, où on peut trouver de quoi se vêtir et où on peut passer une nuit. |
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Chaque jour, plus de 700 repas sont préparés et servis dans les différents centres. Une petite contribution est demandée pour un repas chaud (1 €), un bol de soupe, une tasse de café ou une boisson rafraîchissante 0.20 €. A Bruxelles et à Banneux, il est également possible de lover 55 personnes. Pour celui, celle qui débarque au Poverello, les besoins urgents sont : une alimentation correcte, des vêtements chauds et propres, un abri pour la nuit, des soins corporels et parfois médicaux. S’ensuit un accompagnement pour résoudre les problèmes administratifs qui permettent d’avoir à nouveau une carte d’identité, une adresse et un revenu. On réapprend alors à se débrouiller seul. Au-delà de tous ces problèmes matériels et pratiques, il y a surtout le besoin de trouver du repos, de trouver un équilibre et de rencontrer les autres. Quand on s’aperçoit que l’on n’est pas un raté, malgré son impuissance ; qu’il y a encore des gens qui donnent, malgré sa faiblesse ; que l’on représente encore quelque chose pour les autres, malgré sa pauvreté, la vie reprend du sens. Le redressement ne se fait pas en quelques mois, il y a des hauts et des bas, il faut savoir que seul on ne peut y arriver mais qu’on n’est plus seul non plus. La plupart des visiteurs (70%) menaient une vie confortable et « normale » jusqu’au moment où tout a basculé. Les autres 30% ont grandi dans des milieux défavorisés et sont, malgré les efforts d’assistants sociaux, éducateurs, enseignants, restés dans le quart monde. |
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Comment fonctionne le Poverello ? L’association est soutenue par 400 bénévoles qui prennent un engagement régulier (de 1 à plusieurs jours par semaine). Ils préparent les repas et s’occupent des diverses tâches ménagères. Ils créent ainsi des contacts spontanés avec les personnes recueillies et partagent une tranche de vie avec eux. Le collaborateur ne se présente jamais comme meilleur ou plus malin. La discrétion est essentielle dans le comportement du collaborateur. Parfois, après des années, quelqu’un vient raconter comment il est arrivé au Poverello. On apprend d’abord à se connaître pour laisser progressivement la place à la confiance. Les collaborateurs se portent garants de ce que chacun se sente respecté et en sécurité. Ce n’est pas toujours évident car certaines personnes sont marquées par la vie ou sont parfois sous l’influence de la boisson ou de la drogue. Certaines personnes recueillies sont réorientées vers des services sociaux ou prises en charge par des professionnels. L’expérience vécue au Poverello amène beaucoup de bénévoles à réfléchir sur leur propre vie. La rencontre avec des personnes qui vivent en marge de notre société appelle à se poser de nombreuses questions sur notre manière de « vivre en société ». Alors qu’ils étaient venus pour donner, ils constatent qu’ils reçoivent beaucoup en retour. |
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Le fondateur et protecteur Jan Vermeire (°1919+1998) Après un parcours réussi comme médecin et sexo-logue, après un long che-minement à la recherche du sens de la vie, après une confrontation avec l’Amour infini de Dieu, Jan Vermeire part vivre dans les Marolles en 1976, un quartier connu pour sa pauvreté au centre de Bruxelles. Il veut partager sa vie avec les plus nécessiteux de notre société. Il fonde le Poverello en 1978. Durant plus de 20 ans et jusqu’à son dernier jour, il consacre toute son énergie au Poverello et à ses membres, comme un disciple de Jésus. |
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Quelques renseignements pratiques : - Compte bancaire : 001-0865703-54 (les dons de 30€ ou plus sont fiscalement déductibles) - Le périodique trimestriel: ‘Gazette du Poverello’ est envoyé gratuitement sur simple demande : Poverello, rue de l’Economie 4, 1000 Bruxelles. - Une brochure plus détaillée sur le Poverello peut être obtenue à la même adresse ou télécharger - Plusieurs formes d’engagement sont possibles : de quelques heures par semaine à un engagement permanent ou simplement “vivre ensemble durant les vacances”. - Ceux qui souhaitent un conférencier, une réflexion, une visite peuvent prendre contact à l’une ou l’autre des adresses ci-dessous. - Formation permanente : des journées d’information et de rencontre sont organisées régulièrement. |